Népal

EBC et Gokyo Ri trekking

L’aventure au Népal commence par un trek de 15 jours qui nous emmènera au camp de base de l’Everest (EBC = Everest Base Camp) et à Gokyo Ri.

Nous c’est qui ? Laissez moi vous présenter l’équipe de choc pour ce trek :

Julien, on ne le présente plus !
Son frérot, Clément
Amaury, trouvé sur la route 😉
Notre super guide Pramod

Je retrouve donc cette bande de joyeux lurons à Kathmandou. Juste le temps de se faire une journée marathon pour acheter le matériel de rando manquant et dès le lendemain on s’envole pour Lukla, point de départ de l’aventure.

Jour 1: Kathmandou (1400 m) – Lukla (2860 m) – Phakding (2800 m)

Oh la la pas si vite ! On décolle pas si facilement. Comme nous le précise notre ami Wikipédia, « l’aéroport de Lukla est un altiport comportant une piste d’environ 500 m en pente de 12°, rendant les atterrissages particulièrement difficiles ». Donc dès que la météo tourne un peu, il ferme ! Bref, nous décollons 7 petites heures après le départ prévu. Ah tiens le monsieur à côté de nous fait un signe de croix, c’est rassurant. 30 min de vol et nous y voilà. Waouh c’est vrai qu’on dirait bien qu’on va s’écraser… ah non c’est bon tout s’est déroulé à merveille !

La fameuse piste d’atterrissage

Allez on ne perd pas de temps, on se met en route pour 2h30 de marche. Ça commence facile, il faut dérouiller tout ça et s’habituer tranquillement aux 12 kg sur le dos (on n’a pas pris de porteur). Après quelques ponts suspendus et de beaux paysages, nous arrivons à Phakding.

Un moyen de transport en Himalaya
Pramod, Amo, Clément et Ju tout aussi chargés que leurs copains du dessus

Jour 2 : Phakding – Namche Bazar (3440 m)

La marche n’est pas très longue (seulement 5h30) mais on rentre dans le vif du sujet : 2h d’ascension et 3440 m d’altitude. Namche est la plus grosse ville d’altitude et est aussi surnommée la capitale des sherpas. On croise tout un tas de porteurs. En général ils ont entre 20 et 50 kg sur le dos, mais certains portent jusqu’à 90-110 kg… Et dire que je les trouve lourds mes 12 kg ! On traverse encore des ponts suspendus et voici ce qu’on a autour de nous :

Quelques étirements et nous repartons visiter Namche.

Namche

Jour 3 : Repos à Namche

La journée d’acclimatation étant particulièrement pluvieuse, on la passera à lire, jouer aux cartes, etc.

Jour 4 : Namche – Tengboche (3800 m)

Le temps est encore couvert en cette journée, nous ne pourrons pas admirer les sommets comme prévu. Nos 5h30 de marche n’en restent pas moins remplies de jolis paysages :

Une autre piste d’atterrissage qui ne donne pas vraiment envie

Village dont j’ai oublié le nom

Stèle de prière

Allée de rhododendrons (fleur nationale)

Le soir au coucher de soleil, surprise, le ciel se dégage enfin. L’Everest se laisse admirer ainsi que le Lhotse et la belle Ama Dablam.

Le « petit » qui pointe son nez au fond à gauche, c’est l’Everest

Jour 5 : Tengboche – Dingboche (4400 m)

Nous reprenons la route après un petit déjeuner au soleil (bien mérité après une nuit glaciale) avec une jolie vue sur le monastère.

Le monastère

Nous sommes chanceux, la matinée est ensoleillée …

… et ça se couvre un peu dans l’après-midi

Des yaks 😍

Jour 6 : acclimatation à Dingboche

Pour cette journée d’acclimatation, nous allons rester à Dingboche. Il est conseillé de monter en altitude et de redescendre dormir plus bas pour aider le corps à s’habituer au manque d’oxygène progressivement. Nous avons donc gravi 700 m de dénivelé en 3h pour monter au Nangkartshang. Juste avant que le ciel ne se couvre complètement, jolie vue sur les monts alentours :

5100 m d’altitude, we made it !!

Jour 7 : Dingboche – Lobuche (4950 m)

Le temps est avec nous en cette journée et notre route vers Lobuche nous fait passer par le mémorial de l’Everest

Pause au mémorial après une ascension très éprouvante

Jour 8 : Lobuche – Gorak Shep (5600 m)

C’est une longue et difficile journée qui nous attend. Nous passons le col de Lobuche, posons les sacs à Gorak Shep et reprenons la route vers le camp de base de l’Everest. Malheureusement le temps s’est vraiment couvert dans l’après-midi.

Lobuche sous le soleil

Le glacier du camp de base
Les filles sous la neige et la brume au camp de base de l’Everest 
Séquence émotion, le camp de base, le fameux, on y est, vous y croyez ?!

Jour 9 : Gorak Shep – Dzongla (4830 m) 

La journée de marche est plus courte aujourd’hui et le temps est comme à l’habitude : beau le matin et enneigé l’après-midi.

Mountain peacock ou le poulet des montagnes

Jour 10 : Dzongla – Cho La Pass (5420 m) – Thangna (4700 m)

Voici une grosse journée de marche, pas tant pour la durée (7h seulement) mais pour les dénivelés, heureusement, riche en beaux paysages.

Monsieur le Yak tape la pose
Ça a du bon de se lever aux aurores

Le temps se gatte alors que nous avançons vers le col

On longe le glacier
Le col, c’est là-haut !
Le col, Cho La Pass !!

Jour 11 : Thangna – Gokyo (4700 m) 

Seulement 3h de marche durant lesquelles nous traversons le plus long glacier du Népal. Il est « à sec » : recouvert de roches. C’est beau, la neige craque de partout.

Fours solaires
Le glacier
Encore le glacier

Jour 12 : Gokyo – Gokyo Ri (5360 m) – Dole (4050 m)

C’est une longue journée qui commence aux aurores avec l’ascension du Gokyo Ri. Le temps est superbe et nous admirons les plus belles vues du trek. Là haut, panorama sur 4 sommets de plus de 8000 m d’altitude (il y en a 14 dans le monde).

Gokyo et son lac
Vue depuis Gokyo Ri
Crédit Photo et traitement : Julien Paris

Après un déjeuner bien mérité à Gokyo, nous ne perdons pas de temps et entamons la descente vers Dole.

Je suis une grande fan de ces grimpeuses hors pair
Village et « parcs à yaks »
Réduire la bouse de yak en miette pour s’en servir de combustible ou fertiliser les terres

Jours 13-15 : Dole – Namche – Lukla – Kathmandou

Pas vraiment de photo de ces 3 derniers jours qui ont consisté à rentrer sur Kathmandou en empruntant les chemins de l’aller.

L’envers du décor

Ce qui n’apparaît pas sur ces photos et qu’il me semble bon de préciser :

  • Ce trek aura été tout aussi magnifique que difficile (pour presque nous tous, peut-être pas vraiment Amaury). L’altitude a été un facteur très handicapant et nous en avons sacrément souffert. Nous avons tous repoussé nos limites comme jamais. A refaire, je prendrai 4 jours de plus (nous n’avons pas pu gravir le Kala Pattar – qui donne aussi une belle vue panoramique sur l’himalaya – car nous étions trop épuisés)
  • Du fait de l’immense popularité de ce trek, tout était extrêmement cher (5€ le rouleau de papier toilette, 6€ la douche chaude et j’en passe). Donc c’était un record du maximum de jours sans douche pour moi (whaa dégueu) ! Les locaux qui géraient les lodges n’étaient vraiment pas agréables : résultat du tourisme de masse
  • L’odeur nauséabonde des sanitaires. Tu as presque envie de passer ton tour pour ta rare dose d’hygiène : le lavage de dents
  • 15 jours de franche rigolade malgré la douleur. Une super équipe, soudée, au top et motivante dans les moments difficiles

Un trek magnifique et difficile donc, mais nous repartirons avec plein de belles images en tête !!

2 réflexions au sujet de « EBC et Gokyo Ri trekking »

  1. Merci Maëlle pour ce beau reportage. A la fois grandiose et émouvant. Je garde précieusement la video du camp de base de mon anniversaire
    Bisous et bonne route. Maman de Julien et Clément, tes acolytes.

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