Pour arriver à Huaraz, ce sont 8h de bus de nuit qui m’attendent. Et première surprise : les bus sont hyper conforts ! Rien à voir avec ceux de l’Asie (et même certainement mieux qu’en France). Pour 29 soles (~7€) j’ai le droit à un siège confortable et … qui s’incline à 140°. Une couverture, un petit coussin et un repas léger !
J’en ai fini avec ma pub pour le bus mais je vous assure que c’est très appréciable. Je vais donc pouvoir récupérer du décalage horaire et dormir pendant ces 8h de trajet. Ah non, car nous discutons un grand moment avec Gustavo mon voisin, habitant Huaraz qui fait le trajet tous les week-end pour retrouver sa famille. Mon espagnol me revient à son rythme et me permet d’avoir un échange intéressant. C’est pas tout mais il faut essayer de dormir.
A l’arrivée à Huaraz, première constatation : ça y est, je suis au Pérou. Les cactus, les montagnes, et les habits traditionnels ! Oh un lama !
Huaraz est une petite ville perchée à 3300 m entre la cordillère blanche et la cordillère noire. C’est aussi la capitale du trek, le QG des grimpeurs et alpinistes.

Je choisi une auberge un peu excentrée mais pas tout à fait au hasard : il y a un petit bloc d’escalade. Dès que j’arrive, je rencontre Arturo (un péruvien plein de joie qui travaille à l’auberge). Il me propose d’aller grimper à Los Olivos avec lui et Hannah (américaine) l’après-midi même.
Los Olivos
La petite routine des premiers jours à Huaraz sera de se lever tranquillement puis en fin de matinée, direction le marché pour acheter pain, avocat, tomates, fromage et aller faire du bloc l’après-midi.


Huaraz étant idéalement située pour partir en trek, avec Arturo, Hannah et Zach (australien) nous décidons de faire le trek du Santa Cruz : 4 jours en cordillère blanche.
Santa Cruz
Armés de nos habits les plus chauds, de nos gros sacs de couchage et de tout ce qu’il faut, nous voilà partis tous les 4 pour le trek, debouts dès 5h. Nous prenons un premier colectivo (comprenez un van de 16 personnes qui à cette heure-ci se remplit jusqu’à 20-25 personnes et s’arrête tout le temps pour faire monter / descendre les passagers). Arrivés à Caraz, on patiente 2h que le second colectivo se remplisse. Vers 12h, on arrive enfin à Vaquería où nous commençons à marcher. Seulement 4h de marche, tranquilles jusqu’à Paria.



Le deuxième jour est la journée un peu plus difficile avec un col à 4750 m à passer. Effectivement, ça monte et j’avance à 2 à l’heure (combinaison de l’altitude – où au niveau du col on s’arrête à peu près tous les 5 pas – et de mon sac de 15-16kg). Heureusement, la vue là haut vaut le détour.






Ensuite ce sont 2h de descente pour camper à Taullipampa.



Les difficultés sont derrière nous, la troisième journée nous ne marchons que 5h sur quasiment que du plat jusqu’à Llamacoral. Paysages désertiques plus beaux les uns que les autres.






Le dernier jour, nous redescendons à Cashapampa en 4h.



4 jours de trek magnifiques, 4 nationalités, 3 langages différents une riche expérience. Après une journée de pause, nous décidons avec la même équipe (moins Arturo qui doit travailler) de partir grimper à Hatun Machay.
Hatun Machay
Site majeur à seulement 2h de Huaraz, perdu au milieu d’absolument rien, Hatun Machay est une formation rocheuse sortie de nulle part, perchée à 4000 m d’altitude et magnifique évidemment. Mais un gros bémol. Il y a quelques années, il y avait aussi un refuge, avec un four à pizzas, des sanitaires etc, bref le grand luxe à 4000 m. Seulement, l’argentin qui tenait le refuge s’est fait expulser du lieu (pourquoi, l’histoire ne le dit pas). Et depuis 2 ans pour se venger, il a brûlé le refuge et vient régulièrement désequiper les voies en coupant les pitons. Belle mentalité donc. D’autant plus que le monsieur ne doit pas avoir un bon niveau d’escalade puisqu’il a désequipé toutes les voies faciles.
Bref gros bémol car il est aujourd’hui difficile de trouver des voies en dessous du 7 et avec les 4000 m c’est une sacré histoire. Heureusement, nous avons réussi à dénicher des voies de notre niveau pour nous faire plaisir (Hannah n’avait jamais grimpé et Zach seulement très peu).




J’aurai bien passé un mois complet à Huaraz mais il y a beaucoup à voir au Pérou alors je décide de reprendre la route vers Cusco.
Wouah !
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